Et si la présence du loup était une chance pour la Haute-Marne ?

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Attaques de troupeaux, manifestations d’éleveurs contre les prédations de loups : c’est bien souvent sous cet angle que le loup finit dans la rubrique faits divers des journaux. Seulement voilà, la question de la présence du loup sur notre territoire peut se poser sous un autre angle, nettement plus intéressant. Et si le loup était une chance pour la Haute-Marne ? Voici quelques éléments de réponse et mon regard sur le sujet.

1. Le loup a un rôle primordial dans la régulation de l’écosystème

Image par Madeleine Lewander de Pixabay

Il n’est plus à prouver que le loup permet de réguler le surnombre de certaines autres espèces, qui nuit à la biodiversité. On pense ici à l’abondance de cerfs, chevreuils ou de sangliers dans certaines zones.

En effet, sait-on suffisamment qu’il se nourrit de 80 à 85 % de sangliers ? Pas toujours.

Avec son retour, il redevient ainsi le premier prédateur naturel dans la chaîne alimentaire. C’est donc bénéfique pour l’environnement.

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2 . D’autres espèces profitent des carcasses laissées par le loup

Cet animal qui chasse en meute et est protégé par la Convention de Berne transcrite dans le droit français en 1989 – on a quand même tendance à l’oublie – laisse derrière lui des carcasses, parfois réparties sur de larges zones. De ce fait, les lynx, aigles, belettes, scarabées profitent opportunément des restes laissés par le prédateur.

3. Le retour en grâce du métier de berger

Une des conséquences de la réapparition des loups depuis 1990, c’est le retour en grâce des métiers liés au pastoralisme.

On se rend compte que l’on a besoin de main-d’oeuvre pour garder les troupeaux. Comme l’explique André Leroy, interviewé par Véronique Badets sur le site Pèlerin.com, « le loup a redonné une place aux bergers ».Et pour les gens qui cherchent du sens et le contact avec la nature, c’est une aubaine !

4. Aller voir ailleurs et constater que les éleveurs se sont adaptés

Un témoignage inspirant d’éleveurs qui ont trouvé des solutions pour permettre de vivre avec le loup.

Pourquoi ce qui marche ailleurs, dans des zones autrement plus concernées que la nôtre, ne marcherait pas chez nous ? Nous avons la chance de bénéficier de l’expérience d’éleveurs qui vivent avec le loup depuis 25 ans.

Dans la vidéo qui précède, le témoignage de cet éleveur est d’une intelligence profonde et apporte la preuve que la cohabitation avec le loup est possible. A voir absolument !

Stéphanie Ramonda